20
Fév

ALLÔ DOCTEUR JE M’ENNUIE AU TRAVAIL : QU'EST-CE QUI SE PASSE ???!

« JE M’ENNUIE AU TRAVAIL », « C’EST TROP LA ROUTINE », « JE N’AI RIEN À FAIRE DEPUIS PLUSIEURS SEMAINES / MOIS »… Vous êtes sûrement dans cette situation ou bien vous avez entendu cela de la part de votre collègue. Et bien, figurez-vous qu’il s’agit du BORE-OUT ! Rassurez-vous je n’ai pas inventé ce mot !

Mais alors késako ?!

Le bore-out, anglicisme pour désigner le syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui, est un trouble psychologique qui touche de plus en plus de salariés (vous peut-être ?). Pour faire simple : le bore-out concerne une sous-charge de travail. En effet, c’est le manque de travail et l’ennui qui conduit les employés à un bore-out. N’ayant plus de défi à relever, ni d’objectif à atteindre, le salarié (toujours vous peut-être) se désintéresse pour son emploi, c’est pourquoi il y a frustration et plus de motivation ! 

Lorsqu’un employeur engage un salarié, il faut qu’il lui donne du travail. Un salarié n’est pas sur son lieu de travail pour se reposer mais pour être occupé, sinon ça serait trop facile !

 

QUELLES SITUATIONS PEUVENT CONDUIRE RÉELLEMENT AU BORE-OUT ?

  • Le manque ou l’absence de travail. Rester inoccupé au travail pendant plusieurs heures par jour est une situation qui peut mener à ce phénomène… !

  • Les tâches ennuyeuses. Ne faire que des tâches répétitives et sans grand intérêt conduit inévitablement à l’ennui et ne favorise pas l’épanouissement professionnel. Le salarié a l’impression de n’avoir aucune valeur ajoutée dans l’entreprise… !

  • La mise au placard. Le salarié se retrouve soudainement à un poste sans intérêt. Il n’est plus ou peu en relation avec les autres salariés de l’entreprise…. !

  • Se trouver à un poste pour lequel on est surqualifié. Ne pas être à un poste adapté à ses compétences est dévalorisant. Certes, on est occupé, mais à faire des tâches inintéressantes, ce qui favorise l’ennui et la perte d’estime de soi… !

  • Occuper un poste qui n’a pas de sens ou de missions bien définies. Exécuter des tâches dont on ne comprend pas la finalité est très frustrant. Le salarié se demande à quoi il sert exactement… !

  • Ne pas monter en compétences au fil des années, ne pas bénéficier de formations pour acquérir de nouvelles compétences. L’absence d’évolution au sein d’une entreprise peut nuire à l’épanouissement et au bien-être du salarié… !

 

QUELS SONT MES SYMPTÔMES ?

  • Ennui régulier dans votre travail…

  • Dévalorisation et remise en question de vos compétences…

  • Aller au travail en reculant à cause du manque d’épanouissement professionnel et de l’appréhension de ne rien avoir à faire…

  • Travailler au ralenti pour se garder des tâches à faire tout au long de la journée… 

  • Ressentir de la fatigue le soir… 

Ces symptômes, s’ils se répètent tous les jours et s’installent dans la durée, doivent vous alerter. Prendre conscience de sa situation est le premier pas vers la sortie de ce késako !

 

COMMENT ME SOIGNER ?

TROIS ATTITUDES peuvent être envisageables lorsque votre travail se transforme en prison intellectuelle :

  • Prise de recul

  • Action

  • Acceptation

Les salariés en situation de bore-out n’osent pas en parler par honte ou par peur de perdre leur emploi. Je comprends mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas en parler ! Signaler votre situation vous permet d’avoir le point de vue de quelqu’un d’autre et de faire réagir. L’autre personne peut faire prendre conscience au salarié en bore-out que ce qu’il subit dans l’entreprise n’est pas normal et que cela doit changer ! NOW ! La prise de conscience de sa propre situation permet de mettre en place des mesures pour faire changer les choses et mettre fin à l’ennui professionnel. Pour cela, il est nécessaire d’avertir votre Direction de votre mal-être lié à un poste sans intérêt. Si rien n’est fait dans l’entreprise et que la situation ne s’améliore pas, il est préférable pour vous de trouver un autre emploi qui répondra à vos attentes et dans lequel vous vous sentirez bien et utile. C’est plus facile à dire qu’à faire mais je suis persuadée que ça sera mieux pour vous ou votre collègue !

 

Source : Nadia EL.M - Chargée de Communication 

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