IL EST L’HEURE DE PARTIR : FINI LE PRÉSENTÉISME !

« Il est 17h30 et tu pars déjà ? » 

« Tu dois impérativement terminer ce dossier avant de partir. » 

« Arriver tôt au bureau et partir très tard. »

« J’ai peur d'être jugé, d'être mal perçu si effectivement je pars trop tôt. » Pardons ? Sortir trop tôt ? Vous finissez à 17H30 et vous partez à 19h00 juste parce que vous avez peur d’être jugé ?! Mhhhhh, et encore pleins d’autres remarques de la part de votre collègue… ! 

Dans la famille des obstacles au bien-être au travail, j’appelle le présentéisme ! C’est le quotidien de (trop de) nombreuses personnes en France ! 

Tout le monde parle de présentéisme ! Mais sait-on de quoi on parle réellement ? 

Le présentéisme est le fait d’être présent au boulot, mais d’y faire des tâches personnelles et impertinentes, n’est-ce pas ? En effet, ce n’est pas le cas. Principalement, le présentéisme n’est pas la perte de temps au travail, ni même faire « genre de rester pour être bien vu par son employeur ! »  Alors si le présentéisme au travail n’est pas ce que vous croyez, qu’en est-il réellement ?

Cela consiste à rester au travail alors que l’on n’est plus productif, en faisant des journées trop trop trop trop longues, en ne posant pas assez de congés, ou encore lorsque l’on est malade et que l’on ne se repose pas !  

ALLONS PLUS LOIN ! QUELLES SONT LES RÉELLES CAUSES DU PRÉSENTÉISME ? 

Océane MARCHARD (via le site Welcome to the Jungle) a pu recenser plusieurs causes liées au présentéisme : 

  • Des problèmes de santé incapacitants

  • Un contrat psychologique avec l’employeur. S’absenter du travail est vécu comme un comportement déviant.

  • Une éthique du travail visant le bien commun : se rendre au travail devient alors un devoir

  • Des caractéristiques individuelles comme une incapacité à dire "non" ou à faire confiance dans la délégation du travail

  • Un surengagement dans le travail pour fuir des problèmes personnels. C’est un mécanisme de défense contre le stress appelé « stratégie de coping centrée sur l’évitement ».

  • Des difficultés financières rendant l’arrêt de travail impossible

  • Une fatigue intense liée à des difficultés personnelles et/ou professionnelles

  • Un surinvestissement au travail débouchant sur un état d’épuisement émotionnel. On parle de burn-in pour évoquer le stade précédent le burn-out.

  • Des relations complexes avec ses collègues et/ou son manager

  • Un besoin de reconnaissance

  • La crainte de se faire devancer pour protéger sa place, ses dossiers, ses chances d’avancement

  • Une grande insatisfaction du travailleur vis-à-vis de sa qualité de vie et ses conditions de travail

  • Une grande fatigue causée par une surchage de travail récurrente ou des missions irréalisables dans le temps imparti. Une culture d’entreprise valorisant l’excès de présence, le zèle ou comme le souligne Océane Marchand « un climat de compétition ou une culture orientée vers l’engagement organisationnel et la performance. » 

MAIS COMMENT EN FINIR ?!

Plusieurs choses sont à mettre en place pour en finir avec ce fameux présentéisme ! On pense directement au droit à la déconnexion des collaborateurs et à la mise en place du télétravail

Qui n’a pas déjà pensé à faire du télétravail chez soi au lieu d’être dans un bureau ? Et bien selon une étude de IFOF, 75% des candidats interrogés aspirent au télétravail. Et ce n’est pas seulement pour rester en pyjama derrière son ordinateur : 35% des personnes interrogées pensent pouvoir être plus efficaces si elles avaient la liberté de travailler à distance. Même si cette nouvelle méthode de travail gagne du terrain, le télétravail n’est toujours pas la norme pour toutes les entreprises ! Le principe selon lequel il faudrait être physiquement au bureau pour être un bon élément est toujours de mise... 

Mais l'important dans tout ça reste finalement de savoir pourquoi nous agissons comme ceci ou plutôt comme cela. De se sentir légitime dans ses actions. Pour y arriver, il faut s'interroger soi-même à travers son rapport au travail. =') 

Source : Work&You 

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