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Jui

Recruter en s’amusant ? C’est possible !

La gamification ? C’est un néologisme aujourd’hui employé pour décrire le concept qui consiste à transposer les mécaniques du jeu dans un domaine non-ludique, pour résoudre des problèmes de la vie réelle ou améliorer une offre. Et les entreprises sont de plus en plus friandes de ces nouveaux leviers qui permettent notamment, lorsqu’ils sont appliqués au recrutement, de mieux dénicher les profils rares, mais aussi de travailler sa marque employeur.

Les nouvelles technologies ont déjà révolutionné la fonction RH à travers les parcours 100% online, les chatbots, ou encore l’apparition de plateformes de recrutement innovantes comme Glassdoor. C’est maintenant sur les Serious games, jeux de pistes, Social games ou encore Escape games que les entreprises misent pour améliorer les processus de recrutement et la détection de profils rares, ainsi que des profils qui pourraient passer inaperçus lors d’entretiens classiques.

Cette gamification permet en effet d’éviter la pièce de théâtre habituelle où les candidats enfilent un masque afin de correspondre au mieux aux critères requis par l’entreprise. Elle permet notamment de stimuler les qualités intrinsèques du candidat, comme l’adaptabilité, la réactivité, l’écoute, le travail en équipe ou encore la prise d’initiatives. Ces “soft skills” sont des compétences que les recruteurs cherchent à découvrir lors d’une session de recrutement, et qui se dévoilent naturellement lors d’un jeu d’équipe.

De plus, ce nouveau processus, s’il a lieu dans l’espace de travail et s’il implique les collaborateurs actuels, permet une meilleure intégration de la nouvelle recrue par la suite, réduisant ainsi le risque d’avoir un collaborateur mis à l’écart lors de ses débuts dans l’entreprise.

Cependant, ces jeux ont des limites. La première est une question de budget. En effet, la mise en place par exemple d’un serious game a un certain coût, et toutes les entreprises ne peuvent se permettre d’engager ce genre de budgets pour chaque session de recrutement. De plus, la nature virtuelle du jeu a comme limite qu’elle ne reflète que peu la réalité du terrain, il est donc nécessaire de l’utiliser avec précaution et de ne pas se baser uniquement sur les résultats de ces “jeux”.

Un des premiers acteurs à avoir mis en place une telle expérience est L’Oréal qui, en 2010, a intégré un Serious game à son processus de recrutement de stagiaires. Nommé “Reveal” by l’Oréal, ce jeu pédagogique en ligne était basé sur une histoire simple : le candidat débute en tant que junior chez l’Oréal, et s’offre alors à lui de nombreuses possibilités lui permettant de révéler ses talents tout au long de l’aventure. Il obtient ainsi un bilan personnalisé à la fin de l’expérience. En fonction des résultats, le candidat est appelé ou non à venir au siège à Paris pour une rencontre réelle avec les recruteurs et équipes, afin de terminer le processus de recrutement.

Plusieurs startups proposent maintenant des offres clé-en-main pour développer différentes formes de jeux de recrutement, comme Origamix ou Neojobs.

Pour conclure, en plus d’être une forme plus ludique de recruter des talents, ces nouveaux leviers permettent également d’améliorer la marque employeur. En effet, une entreprise ludique s’avère être naturellement plus attractive, et si les collaborateurs partagent ces expériences sur les nouvelles plateformes comme Glassdoor, alors cela n’en sera que plus bénéfique pour votre employee advocacy et votre communication.

Maintenant, c’est à vous de mettre en place votre propre jeu pour recruter vos prochains collaborateurs !

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